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La Prairie ASBL – ferme d'animation

Alimentation durable

alimentation durable

 

Information durable sur l’alimentation

Retour sur la journée…

Voici les infos, documents, recettes, liens vers des documents que vous avez voulu partager avec les autres participants de la journée…

Au plaisir de vivre d’autres moments de rencontres et réflexions…

 

Introduction par Daniel Cauchy (merci à lui pour ses notes !)

L’alimentation : un thème pour se questionner et se positionner !

Daniel Cauchy – Rencontre des Continents

L’art de se nourrir est déterminé chez nos contemporains principalement par trois préoccupations. La première semble s’appeler gastronomie, il faut que l’assiette soit « bonne », qu’elle aie de la saveur ; mais à y regarder de près cela semble bien plus complexe dès qu’on se pose la question de savoir qui a dit que ceci était bon et cela mauvais. Monsieur « toutlemonde » dira que c’est son palais ou ses papilles, comme si celles-ci n’avaient appris les choses et que c’est par « nature » que l’on aime les escargots, la cervelle de singe vivant, les épinards ou la moutarde. Bref la « saveur » ne serait-elle pas construite et la question « par qui ? » peut être intéressante à élucider.
La deuxième préoccupation est sans conteste appelée diététique et porte principalement, vu le nombre d’ouvrages et d’articles consacrés à ce sujet, sur le thème de savoir comment manger pour maigrir ou en tout cas ne pas grossir. Mais plus sérieusement, la diététique ne peut être restreinte à cela et nous enseigne l’art de bien se nourrir pour être en bonne santé.
Il faut encore mentionner une troisième préoccupation et de grande importance : il faut que tout cela (la santé et le goût) soit bon marché. Le budget consacré à la nourriture a très fortement diminué en nos régions prospères et se situe à moins de 15% du revenu des ménages en moyenne. (Données 2008 – Belgique)
Manger serait donc une question de saveur, de santé et de prix … !

 

Société du spectacle, société de l’occultation

Et si nous avions oublié ou perdu quelques aspects importants dans ce cheminement moderne ? Et s’il y avait d’autres dimensions à l’acte de se nourrir, occultées par nos sociétés et pourtant vitales ?  La publicité nous enseigne que notre lait est produit par une vache bleue gambadant gaiement dans les Alpes et que le fromage est le fruit du travail artisanal d’un brave paysan moustachu. Elle nous montre des petits oiseaux sifflotant (gaiement) dans de vertes campagnes vallonnées habitées de gentils agriculteurs souriants, la fourche à l’épaule et sifflotant (gaiement, bien sûr)…
Notre alimentation est produite par des gens, d’une certaine manière, dans un certain contexte et le conte de fée véhiculé par la publicité est scandaleusement faux (1). Pourtant notre santé, la saveur de nos aliments et leur prix dépendent de « comment » ces aliments sont produits et par qui.  L’occultation de ces questions est dangereuse et malsaine ! À quoi servirait une attention « diététique » scrupuleuse du style « mangez beaucoup de fruits » si ces fruits sont traités 23 fois aux fongicides, insecticides et autres molécules toxiques, s’ils ont 12000 Km  au compteur, s’ils ne sont pas mûrs et de variété étudiée pour la résistance aux transports et non la richesse nutritionnelle (2).
La façon dont nos aliments sont produits, bref toute la chaîne agriculture – stockages – industrialisation – transports – distribution et l’acte de cuisiner sont à prendre en compte. C’est d’une qualité « système » que nous avons besoin, intégrant la qualité « analytique », mais clairement définie comme une qualité émergente de tout le système complexe de production. (3) On ne peut produire des aliments sains en maltraitant la terre, l’humus, toute la flore, la faune et les producteurs. Les méthodes de production sont donc fondamentales ainsi que leurs impacts sur « l’environnement » et les peuples.

 

Crise alimentaire

Plus d’un milliard d’êtres humains sont gravement sous-alimentés, 2 milliards souffrent de carences et donc de malnutrition, 3 milliards de pauvres se privent plus ou moins de nourriture ; principalement des petits paysans. (4) Cela c’était habituel, mais depuis 2007 la situation s’aggrave. Vu les modifications climatiques, les nécro carburants, la spéculation et le renforcement de la demande des pays émergents, le prix des denrées alimentaires explose, les stocks mondiaux sont au plus bas et la crise alimentaire secoue déjà de nombreux pays. Cette fois ce sont les habitants des (bidon)villes au pouvoir d’achat très limité qui sont atteints. Et pourtant les spécialistes nous disent que la production planétaire est suffisante pour nourrir 10 à 12 milliards d’humains !

 

Un système mondial

Notre assiette belge n’est plus très belge : la grande quantité de viande qui s’y trouve (280 grs /jour/personne) provient d’une bête nourrie au soya brésilien ou au manioc thaïlandais. Notre courgette vient du Kenya, notre pomme d’argentine, notre ananas du Ghana, etc … Le prix international du blé s’établit suivant le prix de revient des blés canadiens et australiens, produits des agricultures les plus rentables du monde. La différence de rentabilité par travailleur entre le petit paysan du Sud et l’entreprise agricole moderne est actuellement de 1 à 2000 ! Le « Sud » exporte donc à bas prix les denrées alimentaires, et les petits paysans ne peuvent plus survivre de leur production. Pourtant le sud continue à nous nourrir,  Vandana Shiva évalue la superficie des cultures en « coulisses » dans le « Sud » à 7 x la superficie agricole de l’Europe, il nous faut du soya, du riz, du café, des bananes, des oranges, du thé, …  Notre assiette a fait un voyage de 2500 kms en moyenne ! Les pauvres nourrissent les riches, les pays exportateurs de denrées alimentaires sont bien souvent incapables de nourrir leur propre population. Notre assiette – notre consommation – notre confort, que nous avons appris à considérer comme le résultat d’un merveilleux progrès est en fait le résultat d’une gigantesque spoliation. (5)

 

Impasses environnementale et sociale

Ce vaste système, cette organisation du monde en un grand marché hiérarchisé, répondant aux « règles » de l’OMC  ressemble de plus en plus à un train roulant à 300 kms à l’heure vers un ravin, la locomotive est à l’arrière, les premiers wagons tombent, … (6)  La répartition des richesses devient de plus en plus inégale et si le nombre de milliardaires augmente, même en Inde et en Chine, l’insécurité et la misère augmente pour les masses. Le système fait croire que tout le monde pourra un jour s’enrichir, que des miettes retomberont bien de la table du festin, mais le jeu du libéralisme est un jeu à somme nulle : ce que certains gagnent d’autres le perdent … Mais pendant ce temps la destruction de l’environnement et l’épuisement des ressources s’accélèrent, crise de l’eau (7), crise de l’humus, disparition des abeilles, déforestation, perte de biodiversité, fin des réserves d’hydrocarbures .Notre assiette industrialisée et sa production conduit à l’impasse, tant environnementale que sociale. Impasse environnementale : 1 calorie alimentaire nécessite pour sa production jusqu’à 40 calories fossiles, nous mangeons du mazout, une tonne d’aliments entraîne la destruction de 6 à 18 tonnes de terre de culture, il faut suivant les études de 25000 à 100200 litres d’eau et de 7 à 10 kg de céréales pour produire 1 kg de viande de bœuf.

 

Notre assiette : un projet de société

Il semble donc important de changer de regard sur la crise, de « risques disséminés » nous sommes passés au risque « systémique ». Continuer à croire que l’impasse soit le résultat de quelques disfonctionnements, d’accidents de parcours conjoncturels et que l’une ou l’autre nouvelle technique nous sauvera revient à imaginer que l’on sauvera le Titanic en perdition en réparant un robinet qui fuit. Il est indispensable d’articuler la préoccupation environnementale à une analyse politique radicale des rapports de domination. Notre assiette est l’expression d’un modèle de société et c’est ce modèle que nous « croyons » universel, définitif et généralisable qui est en crise. Comprendre notre modèle, notre projet de société, en distinguer les fonctionnements, les règles, l’organisation, comprendre que les solutions mises en place sont devenues le problème, telle est la tâche urgente à accomplir. C’est à un changement « systémique » que nous avons à œuvrer : non plus faire « toujours plus de la même chose », mais commencer à faire « autre chose ». Tout un mouvement, encore éparpillé, multiple et varié dénonce le « système capitaliste » et tâche de construire une critique radicale du néo-libéralisme et de son discours. Tâche difficile et périlleuse, avec l’effondrement du communisme historique tout se présente comme s’il n’y avait plus d’alternative, et donc plus de critique radicale possible. Ici à nouveau, l’anecdote alimentaire nous sera utile : elle nous permet de poser très concrètement des questions sur les fondements mythiques de notre imaginaire contemporain : en quoi un yaourt aux fruits exotiques, avec ses 9000 kms, sa panoplie d’agents techniques ( colorants, conservateurs, agents de texture, de sapidité, d’onctuosité, …) est-il un « progrès » par rapport au yaourt fermier local ? Si maintenant il devient de bon ton d’expliciter que le produit local, fermier, naturel et biologique consomme moins d’énergie, est plus savoureux et éthique, détruit moins l’environnement et ne le pollue pas, la question ne serait elle pas : quel modèle de société suppose un produit local, fermier, etc … Que suppose-t-il en terme de relocalisation de l’économie, de doute par rapport à la technique comme nécessairement « bonne », de logique de lien avec le producteur, de changement de vision de notre rapport au  vivant, de définition de la qualité, d’éducation du goût, … ?  Sans oublier que ces questions en posent d’autres : c’est quoi le développement, la croissance, le progrès ? Mais aussi : c’est quoi la souveraineté alimentaire, c’est quoi la production de biens d’usage, c’est quoi un usage, un mésusage, … ? Plus est il toujours mieux ?

 

Artisans d’un nouvel imaginaire social : la crise comme opportunité de changement ?

L’alimentation nous permet donc de questionner notre quotidien et de proposer une déconstruction-reconstruction de notre imaginaire. (8)  Mais l’ébranlement du système économique international paraît aussi une opportunité majeure pour imaginer les transitions et les « lieux d’atterrissages ». L’effondrement sera rude et les risques importants ; toutes nos actions de résistance, de préservation de compétence, de création d’îlots d’alternatives, de réenchantement (9) du monde seront les terroirs de renaissance d’un « nouvel imaginaire social ». Notre assiette devient alors un bel exercice de style : comment construire une proposition d’alimentation qui respecte notre santé, celle de la planète et de tous ses habitants ? Comment réinventer une assiette sacrée, esthétique, qui nous relie au monde et aux hommes, qui soit un poème ? Les éléments de réponse existent : nouveau dialogue avec le vivant (méthodes agro-écologiques), relocalisation (agriculture paysanne, production de biens d’usage, souveraineté alimentaire, …), sobriété (usages et mésusages, décroissance choisie et simplicité, …) et bien évidemment un nouvel équilibre alimentaire comme synthèse.
C’est à cette sortie du paradigme économiciste et capitaliste que nous invite le mouvement de la « décroissance ». La crise est bien là, des milliards de gens en soufrent, un grand changement a commencé. Comment nous préparer, non à la subir passivement, mais à en profiter comme d’une opportunité de changement ?

 

Notes :

pour se faire une idée voir des documentaires tels que « We feed the world » ou « Notre pain quotidien », mieux que de grands discours ! Pour toutes les données concernant l’assiette : voir le « jeu de la ficelle » www.quinoa.be et www.rencontredescontinents.be
voir les compositions nutritionnelles par exemple dans le catalogue de variétés de Kokopelli
J.P . Garrel « La qualité de l’alimentation : une réalité complexe » Energie santé n°15
Marcel Mazoyer  in Nourrir la planète  CNCD  Chiffres FAO fin 2008
Pour donner un exemple : à  l’échelle de la planète, le bétail accapare 50% de la production de céréales (670 millions de tonnes), 78% des terres agricoles est destiné à l’alimentation des quelques centaines de millions de personnes, les plus riches …  voir « jeu de la ficelle » et pour citer un économiste : « L’élite intellectuelle dans les pays développés trouve parfaitement normal de s’inquiéter de la surpopulation dans le monde, mais elle oublie toujours un fait : la vraie surpopulation, c’est celle du bétail. »  Jeremy Rifkin
Métaphore reprise à Mohamed Taleb  in « Ecologie, spiritualité : la rencontre »
Plus de la moitié de la population mondiale vit dans des pays où  les nappes phréatiques s’assèchent. Voir à ce sujet notamment « La planète menacée par la famine ? » A. Andriaens  Etopia
Nous faisons référence à la notion d’ « imaginaire social » proposé par Castoriadis ; ce qui fait tenir une société, ce qui organise ses valeurs, ses représentations, ce qui lui donne ses buts. Pour Castoriadis l’imaginaire capitaliste est de devenir « maître et possesseur de la nature » y compris de la nature humaine. Voir « Une société à la dérive » Seuil
La marchandisation du monde suppose son « désenchantement » : Dame Nature est devenue un ensemble de ressources ; le capitalisme est un système global, ayant un impact sur l’agriculture, l’architecture, la médecine, l’enseignement, … et sur toutes nos conceptions en ces domaines. De nombreux auteurs, (Latouche, Bateson, Taleb,…) en appellent à un nécessaire « réenchantement » du monde, à réinstaurer une dimension sacrée dans notre construction du monde .

 

Des vidéos et films pour débattre…

Plate-forme Souveraineté Alimentaire  : http://www.pfsa.be/spip.php?rubrique94
Un jour sans viande  : http://www.unjoursansviande.be/listevideo.html
L’histoire des choses  : http://www.cdurable.info/L-histoire-des-Choses-The-Story-of-Stuff-Annie-Leonard,2374.html
Je mange donc je suis  : http://vimeo.com/7893617
Nos enfants nous accuseront  : http://www.nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com/
We feed the world  : http://www.wefeedtheworld.be/content/splash.html
Le monde selon Monsanto  : http://video.google.com/videoplay?docid=-8723985684378254371#
Le cauchemar de Darwin  : http://www.veoh.com/browse/videos/category/entertainment/watch/v6500835xEknF4pG
Les boîtes de conserve industrielles : http://conserves.blogspot.be/2005/08/comment-on-fait-les-botes-de-conserves.html
L’île aux fleurs : http://www.youtube.com/watch?v=cVDxctavOEo
Film de Aline Dehaes : http://vimeo.com/18626179
Notre poison quotidien : http://cequevousdevezsavoir.wordpress.com/2011/02/14/notre-poison-quotidien-le-nouveau-documentaire-de-marie-monique-robin/

 

Bibliographie…

Agriculture, société et alimentation

 

Une autre assiette, Claude Aubert, Debard.
Onze questions clés  Claude Aubert   Terre vivante
Le sol, la terre et les champs Claude et Lydia Bourguignon   Sang de la Terre
Atlas de l’alimentation dans le monde, Erik Millstone, Tim Lang, Autrement.
L’envers de l’assiette, Laure Waridel, Les intouchables.
Des poubelles dans nos assiettes F. Perucca, G. Pouradier
Nourrir l’humanité, Bruno Parmentier, La découverte.
Nourrir la planète, Michel Griffon, Odile Jacob Sciences.
Nourrir la planète  Stéphane Desgain et Oumou Zé   Luc Pire
Pour des agricultures écologiquement intensives Michel Griffon, L’aube
La consommation critique, sous la direction de G. Pleyers, desclée de brouwer
Les nouveaux maîtres du monde, Jean Ziegler, Points
Le marché de la faim  Erwin Wagenhofer et Max Annas  Babel.
Histoire des agricultures du monde, M Mazoyer, L. Roudart, Seuil.
Le terrorisme alimentaire, Vandana Shiva, Fayard.
La faim, la bagnole, le blé et nous, Fabrice Nicolino, Fayard.
Avec les paysans du monde  Le développement en question
Les nouveaux esclaves du capitalisme  Patrick Herman  Au diable Vauvert
Solutions locales pour un désordre global  Coline Serreau   Actes Sud
Acheter, c’est voter  Laure Waridel  Equiterre
Manger Local  H. Norberg-Hodge   Ecosociété
Vers une démarche Ecorégionale … Emmanuel Bailly  Assises du Limousin

 

Nutrition et cuisine

 

Les 9 grains d’or, E. Aubert, Le courrier du livre.
La nouvelle assiette, Claude Aubert, Terre Vivante.
Une autre assiette  Claude Aubert  Le Courrier du Livre
Faut-il être végérarien ?  Claude Aubert et Nicolas Le Berre  Terre Vivante
Cuisine nature … en herbe, Taty Nauwelaerts.
Les aliments fermentés traditionnels, ,C. Aubert, Terre vivante.
Cuisine naturelle, Diana Cazals, Hachette.
Les bonnes calories, Christian Rémésy, Domino Flammarion.
Alimentation et santé, Christian Rémésy, Flammarion.
Que mangerons-nous demain ? Christian Rémésy, Odile Jacob
Le régime santé, Serge Renaud, Odile jacob.
L’équilibre nutritionnel du végétarien, J. André Maloine.
Manger Autrement  Jean-Michel Lecerf  Institut Pasteur de Lille
La nutrition Jean-Michel Lecerf  Privat
Légumes d’aujourd’hui, cultivez la diversité dans votre assiette, Terre vivante

 

Post développement et décroissance

 

Défaire le développement, Refaire le monde, Parangon, 2003.
François Partant   Que la crise s’aggrave  Paragon
Le développement   Gilbert Rist   Presses de sciences po
Serge Latouche  Le pari de la décroissance   Fayard, 2006.
Serge Latouche Survivre au développement  Mille et une nuits
Serge Latouche  Petit traité de la décroissance sereine Mille et une nuits
Serge Latouche  La méga-machine   La découverte M.A.U.S.S
Serge Latouche  L’invention de l’économie  Albin Michel
Serge Latouche  L’occidentalisation du monde   La découverte
Wolfgang Sachs et G. Esteva   Des ruines du développement   Ecosociété, Montréal,
La décroissance pour tous, Nicolas Ridoux, Parangon, 2006.
Comment les riches détruisent la planète   Hervé Kempf   Seuil
La décroissance, 10 questions    D. Bayon et coll  La découverte
La décroissance heureuse, Maurizio Pallante, Nature et Progrès

 

Approche systémique

 

Robert Nègre, L’alimentation risque majeur – écologie systémique, Ellipses, 1990.
Gregory Bateson, Vers une écologie de l’esprit, tomes 1 et 2, Seuil, 1977.
Gregory Bateson, Une unité sacrée, Seuil, 1996.
Joël De Rosnay, Le macroscope, Seuil, 1975.
Segal Lynn, Le rêve de la réalité, Seuil, 1986.
Eric Schwarz, La révolution des systèmes, Delval, 1988.
Paul Watzlawick, Une logique de la communication, Seuil, 1972.
Paul Watzlawick, La réalité de la réalité, Seuil, 1978.
Paul Watzlawick, Changements, Seuil, 1988.
Paul Watzlawick, L’invention de la réalité, Seuil, 1988.
J-J Wittezaele et Teresa Garcia, A la recherche de l’école de Palo Alto, Seuil, 1992.
Arlette Yatchinovsky, L’approche systémique, ESF, 1999.
Cahiers critiques de thérapie familiale, Constructivisme et constructionnisme social, De Boeck Universités, 1998.

 

Des articles web…

Sécheresse : et si la bio avait des réponses ? : http://www.cdurable.info/spip.php?page=imprimersans&id_article=3489
Produits chimiques : les pédiatres américains demandent un renversement de la charge de preuve : http://www.actu-environnement.com/ae/news/produits-chimiques-reach-etats-unis-encadrement-commercialisation-12457.php4#xtor=EPR-1
Agriculture at a crossroads IAASTD Évaluation Internationale des Connaissances, des Sciences et des Technologies Agricoles pour le Développement Résumé analytique
Une première scientifique : résidus de pesticides issus d’aliments transgéniques dans le sang de femmes, par Eric MEUNIER , avril 2011 : http://www.infogm.org/spip.php?article4784
Il faut sauver les sols  Par Jean-Luc Goudet, http://m.futura-sciences.com/
Moins de pesticides, plus de rendements et de revenus : http://www.fao.org/news/story/fr/item/48960/icode/
Note de synthèse Août 2010  Changement climatique : Impact sur l’agriculture et coût de l’adaptation  Synthèse d’une étude de l’IFPRI  SOS Fain
Ode à l’agriculture locale, vivrière et biologique : http://www.medium4you.be/Ode-a-l-agriculture-locale.html
Imperméabilisation des sols : élargissons le débat !  Lionel Delvaux 9 juin 2011 : http://www.iewonline.be/spip.php?article4222
Politis hors-série n°52  Les multinationales à l’assaut du bio
Les paysan(ne)s qui pratiquent une agriculture durable contribuent à refroidir la terre
Document de position sur  le réchauffement climatique    Via Campesina
La planète entière pourrait-elle manger bio ?    http://www.manicore.com/documentation/manger_bio.html
Texte de la déclaration de Nyeleni :  www.nyelenieurope.net

 

 

Des liens pour se renseigner…

Nature et Progrès : www.natpro.be
La plate forme de la Souveraineté alimentaire : www.pfsa.be
Fian : www.fian.be
Quinoa : www.quinoa.be
Oxfam Solidarité : www.oxfamsol.be
CNCD www.cncd.be
Le réseau des jardins solidaires : http://rjsol.jimdo.com/
Green Belgium : www.greenbelgium.org
SAVEURS PAYSANNES   www.saveurspaysannes.be/m/
RESEAU ECO-CONSOMMATION www.ecoconso.be
Gasap www.gasap.be
RESEAU IDée   www.reseau-idee.be
LE DEBUT DES HARICOTS www.haricots.org
RENCONTRE DES CONTINENTS www.rencontredescontinents.be
Pachamamma : www.pachamamaasbl.be
Grappe   www.grappebelgique.be
Centre Liégeois du Beaumur    www.beaumur.org
Barricade www.barricade.be
Bioforum   www.bioforum.be/fr/
Kokopelli www.kokopelli-be.com
Semailles www.semaille.com
Réseau consommateurs responsables : www.asblrcr.be
Inter-Environnement Wallonie :  www.iewonline.be

 

 

Un peu de tout…

La  bibliographie proposée par la Bibliothèque Publique de Mouscron : bib mouscron alimentationdurable.pdf

Le jeu de la ficelle est disponible sur www.rencontredescontinents.be  et  www.quinoa.be

Les DVDs de «Vinz et Lou» sont des séquences de dessins animés ludiques qui explorent l’alimentation, le développement durable ou encore la citoyenneté avec les enfants.
Vinz et Lou : L’alimentation et le développement durable
Vinz et Lou : Internautes et citoyens
Disponibles à la Maison de la santé de Mouscron.

Lien vers la liste des ingrédients du Big Mac, parce que cette bouffe a deux impacts : un sur le monde et un sur nous : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-secrets-du-big-mac-68211

Incroyables comestibles de Todmorden : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=KGwrcVWI6bw

Ecologie et spiritualité, comment vivre de manière responsable avec Pierre Rabhi : http://castroller.com/Podcasts/LesRacinesDu/2898440

– Le lien vers le site de l’asbl RCR qui nous a concocté une petite vidéo expliquant les Gacs, AMAP, GAZAP et aussi les point important à suivre pour en créer un nouveau.
–> http://www.asblrcr.be/-Groupe-d-achat-commun-

Les fiches pédagogiques de Pierre RABHI pour commencer à cultiver. Très utiles pour commencer! www.terre-humanisme.org (par exemple fiche n°1 le sol, n°2 la plante…)

 

 

Quelques recettes du jour…

@ Marmite norvégienne: par Annabel de la Prairie

Principe de base
La marmite norvégienne est un technique de la conservation de la température, qui permet la cuisson à basse température, sans surveillance.
Parce que la casserole placée en MN garde sa chaleur (grâce  à l’isolation de la MN), il n’est plus nécessaire de compenser la perte de chaleur qui se produit lors d’une cuisson traditionnelle.
Quels sont les avantages de cette technique?
Cuisson sans surveillance: liberté du/de la cuisinière
Cuisson à basse température: cuisson sans bruit, moins d’odeurs, moins de condensation, moins de vitamines perdues.
Cuisson lente = goût préservé
Economie d’énergie: économie sur facture et petit geste pour préserver la planète
Votre plat gardé au chaud: pas de stress au moment de passer à table
Parfaite pour les cuissons délicates: plus de plat pas assez cuit ou trop cuit ou attaché
Facile à fabriquer soi-même: petit prix (ou gratuit) et récupération de déchets
Polyvalente: frigo d’appoint – cuisson d’appoint
Les règles à respecter et utilisation
Efficacité de l’isolation : il doit y avoir le moins d’air possible, l’isolation doit être suffisamment épaisse et sans fuite de chaleur possible.
Choix de la casserole : La casserole doit être pleine et de la même taille que la MN. Si la casserole est trop petite, il faut compléter le vide avec par exemple un linge.
Début de la recette : Toutes les recettes cuites à l’eau ou mijotées peuvent être adaptées en MN. La cuisson démarre normalement, en commençant par les ingrédients qui demandent la plus longue cuisson, et en terminant par les ingrédients les plus fragiles. Les ingrédients peuvent être ajoutés rapidement les uns après les autres. Quand tout est dans la casserole, laisser mijoter (il faut être sur que tout soit à 100° pendant au moins 5 ‘, pour l’hygiène). Puis on place la casserole rapidement dans la MN, où la cuisson se termine par sa chaleur propre.
Règles particulières : Si les aliments “flottent”, il faut placer une assiette (poids) au dessus pour être sûr qu’ils soient immergés. La placer avant que ce ne soit chaud, tout doit être immergé, assiette comprise.
Temps de cuisson : Cuire normalement pendant ¼ du temps requis, placer en MN et laisser au moins 3/2 du temps restant. Dans une MN bien isolée, les aliments restent chauds jusqu’à 12h, sans être pour autant trop cuits. Pour les cuissons  normalement très longues (3h au moins), il faut toutes les 2 à 3h sortir la casserole de la MN, la remettre à bouillir 15’ et replacer en MN.
Entretien de la MN : Après chaque utilisation, il faut la laisser sécher, il y a toujours un peu de condensation à l’intérieur. Si l’isolant se tasse, il faut en rajouter au besoin.

 

Quelques recettes

Pommes de terre :

En robe des champs ou pelées et coupées en gros morceaux: immerger les pdt lavées, porter à ébullition, garder 5’ juste au point d’ébullition, placer en MN de 30’ à …
En rata: peler et couper les pdts et les légumes en morceaux de max 1,5 cm d’épaisseur. Faire revenir les oignons, ajouter les légumes, les pdts, les épices, mélanger régulièrement pour porter le tout à température. Laisser 10’ à température puis laisser en MN.

Soupe de légumes :

Quand tous les ingrédients ont bouilli 5’, placer en MN. Mixer au sortir de la MN.
Viandes mijotées: lapin, bouilli,…
Quand tous les ingrédients sont dans la casserole (viande, légumes, épices, liquide), laisser mijoter 30’ à partir de l’ébullition. Placer en MN pour 2h. Au besoin, après 2 ou 3h, redonner un peu d’ébullition et replacer en MN.
Légumes secs (haricots, pois chiches…) :
Tremper les légumes secs au moins 12h. Cuire les haricots/pois au moins 1/2H avant de les placer en MN, sinon la pelure reste coriace. 2 à 3h en MN.

Plat à base de riz :

1.5 à 2.5 volume d’eau pour 1 volume de riz, selon le type de riz! Risotto, riz pilaf: faire revenir dans la matière grasse oignons et riz, ajouter de l’eau et les légumes coupés finement, mélanger, laisser mijoter 5’, placer en MN. Riz à l’eau: porter à ébullition eau et riz, laisser mijoter 5’, placer en MN.

Yaourt :

A base de lait frais: faire bouillir 1l de lait, laisser tiédir (pour contrôler la t°, il  faut pouvoir tenir la main sur la casserole et compter jusque 10 avant de dire “aïe”), mélanger 2 cuillères à soupe de yaourt, mettre en pots, placer en MN 8h. A base de lait stérilisé: tiédir, puis idem ci-dessus.

Faire lever du pain :

Placer la pâte à faire lever en MN avec une avec une bouteille d’eau chaude.

Légumes cuits à l’eau :

Laisser bouillir au moins 5’ avant de placer en MN. Ne pas oublier de mettre un poids pour les légumes qui flottent.

Frigo de secours :

Placer les aliments et une bouteille d’eau surgelée dans la MN.

@Burger végétal:

par Emilien de la Foire aux Savoir-Faire    http://www.foiresavoirfaire.org
Ingrédients :
100gr de flocons d’avoine fins, 100gr de fromage râpé, 100gr de poireau émincé et 2-3 oeufs (selon la taille). Ces ingrédients sont seulement une base, l’imagination doit faire le reste. Les flocons peuvent être de riz, d’orge, etc. Le choix du fromage est infini (quand même éviter les fromages de chèvre frais qui n’auront pas d’effet liant), le choix des légumes encore plus illimité (tant qu’ils sont de saison), on peut aussi remplacer les légumes par les fruits secs, ou carrément tout mélanger !
Très réussi par exemple : roquette, comté et noix.

Recette
Tout mélanger dans un saladier, saler, poivrer. Mouler des burgers à la main ou avec un pot de Saint-Marcelin. Cuire les burgers dans une poêle avec de l’huile. Et voilà. Bon Burger !

@ Patés végétaux :

par Astrid Rencontres des Continents
Ingrédients :
1/3 de légumes cuits. (carottes, choux blancs, poireaux, betteraves rouges,..
2/3 de légumineuses cuites. (Pois chiches, haricots blancs ou rouges, lentilles)
1 à 3 cuillers à soupe de crème d’oléagineux (sésame, amande, cajou)
Une quantité suffisante d’huile de colza et/ou d’olive, en fonction de la texture souhaitée.
Sel, poivre. Au choix : paprika, cumin, ciboulette, persil, ail, miso, shoyu, Tamari, Tabasco, etc.
Matériel nécessaire :
cutter (pour une consistance solide ou un simple mixer).
passe purée.
mix soupe et son bol.
Modus operandi :
Introduire les trois premiers ingrédients dans l’ordre ci-dessus dans le bol du cutter les légumes sont toujours dans le fond de la cuve du cutter pour que leur humidité aide à l’entraînement du rotor de coupe.) Ajouter une petite quantité d’huile pour recouvrir le rotor de coupe. Actionner le moteur par à coups. Ajouter de l’huile si nécessaire. Assaisonnez à votre guise. Mélanger et goûter.
Si vous utilisez un passe purée ou un mix soupe, mixer les quatre premiers ingrédients et armez vous de patience.
Utilisation et conservation
Les pâtés végétaux peuvent être utilisés sous différentes formes : pâte à tartiner, agrément d’une soupe, pour farcir des tomates ou d’autres légumes crus ou cuits. La conservation se fait au frigo et la durée varie en fonction de la qualité du frigo. Le pâté végétal se conservera moins longtemps si vous ajoutez le jus de citron ou des herbes fraîches. Il est donc conseillé de n’ajouter ceux ci qu’en dernière minute.
Exemples
Houmous : pois chiches, citron, ail, huile d’olive, poivre…
Betteraves rouges, pois chiches, raifort, huile d’olive, graines de tournesol…
Lentilles vertes, haricots rouges, pesto (basilic, huile d’olive, noix de cajou, ail), …
Carottes (cuites au cumin), pois chiches, lentilles vertes, haricots rouges, noix, sel, poivre, paprika, coriandre, huile d’olive, …
Poireaux (cuites avec herbes Provence), pois chiches, tahin, oignons, shoyu, persil, ciboulette, …
Carottes (cuites au cumin), lentilles corail, coriandre, ciboulette, persil, huile d’olive, raifort, shoyu, poivre, citron, …
Carottes (cuites au cumin), haricots rouges, noix cajou, huile sésame, tahin, poivre, sel, curry, coriandre.
Haricots rouges, tomates (cuites avec poivrons rouges), huile de sésame, noix, sel

@ Chili sin carne:

par Sophie et Noémie de la Maison de la Santé
Ingrédients (pour 4 personnes) :
1 boîte (240g) de chaque : haricots rouges, borlotti, Cannellini, rincés et égoutés ou 120g sec à laisser tremper entre 6h et 12h avant de les cuire.
2 gros oignons
1 c. à soupe d’huile d’olive
2 oignons, émincés
3 branches de céleri, émincés en biseau
150 g de carottes, émincées en biseau
3 gousses d’ail, hachées
1 c. à café de cumin en poudre
1 c. à café de chili, en poudre
3 c. à soupe d’origan
25 cl de bière blonde
1 boîte (385 g) de tomates pelées ou tomates fraîches
Sel, poivre

Préparation :
Faites tremper les haricots rouges, les borlotti et Cannellini pendant 6 h à 12h (voir emballage) s’ils sont secs. Vous pouvez utiliser des haricots en boîte mais nutritionnellement, rien ne vaut des légumes secs qu’on cuit soi-même. Égouttez-les et rincez-les à l’eau claire. Cuisez-les pendant une heure à 2 heures dans de l’eau légèrement salée. Faites chauffer l’huile d’olive dans une casserole. Faites revenir l’oignon, le céleri, les carottes et l’ail avec le cumin, le chili et l’origan, quelques minutes.
Lorsque les oignons sont transparents, baissez le feu à chaleur moyenne.
Versez la bière dans la casserole et laissez mijoter  10 minutes.
Ajoutez les tomates pelées avec le jus.  Couvrez et poursuivez la cuisson, 5 minutes.
Ajoutez les haricots rouges, les borlotti et les cannellini.  Salez et poivrez.  Prolongez la cuisson 15 minutes.
Répartissez dans des assiettes creuses.

Et en accompagnement ?

 

Il convient d’associer les légumineuses avec des céréales pour bénéficier de la complémentarité des protéines,  à savoir : riz, pain, semoule, pâtes, riz, tortillas,etc.

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